DPE à Beauregard, Rennes : comprendre les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Beauregard, les 375 DPE analysés décrivent un quartier presque exclusivement composé d’appartements, où la période de construction dominante est 2006-2012. Les étiquettes B et C y occupent une place centrale, tandis qu’aucun logement de cet ensemble n’est classé F ou G.

DPE à Beauregard, Rennes : comprendre les étiquettes du quartier — Rennes

Le dossier énergétique de Beauregard, à Rennes, repose sur 375 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer aux indicateurs rennais disponibles. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Beauregard. La distinction compte pour interpréter l’absence d’étiquettes F et G, comme pour apprécier les consommations ou les coûts médians. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un futur locataire, ces résultats donnent donc un contexte local, sans déterminer à eux seuls la performance d’un bien particulier.

Un bâti dominé par les appartements de 2006-2012

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Beauregard)Part du quartier
A82,1 %
B18449,1 %
C14739,2 %
D308,0 %
E61,6 %
F00,0 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Beauregard (Rennes).

La période 2006-2012 rassemble 61,3 % des diagnostics du quartier : elle constitue nettement la période de construction dominante dans les données analysées. Aucun logement diagnostiqué n’y est recensé comme construit avant 1975, et la part antérieure à 1948 est également de 0,0 %. Le profil observé se distingue ainsi de celui de Rennes, où les constructions d’avant 1948 représentent 21,5 % des diagnostics. Beauregard apparaît aussi presque exclusivement collectif : les maisons individuelles ne comptent que pour 0,3 %, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments décrivent un parc diagnostiqué récent et très majoritairement composé d’appartements. Ils ne renseignent cependant ni les matériaux employés, ni les équipements, ni les travaux réalisés dans chaque logement.

  • Âge du bâti : la concentration de 61,3 % des diagnostics sur 2006-2012 donne un repère précis pour caractériser Beauregard. La répartition détaillée des autres périodes de construction n’est pas fournie ; il ne faut donc pas attribuer le reste des logements à une période particulière.
  • Type de logement : avec seulement 0,3 % de maisons individuelles, les résultats du quartier décrivent avant tout des appartements. Pour présenter une maison à vendre ou à louer, ces références locales doivent être utilisées avec prudence, puisque cette catégorie est très peu représentée.
  • Surface : la médiane atteint 47 m² à Beauregard, contre 52 m² dans Rennes. Cette différence accompagne celle de la composition du parc, mais les données ne permettent pas de préciser le nombre de pièces ni la distribution complète des surfaces.

Des étiquettes surtout B et C, sans F ni G observé

La répartition des étiquettes montre une concentration sur les classes B et C, avec respectivement 184 et 147 diagnostics. La classe A compte 8 diagnostics, la classe D en rassemble 30 et la classe E en compte 6. Aucun diagnostic analysé à Beauregard n’est classé F ou G. Le taux de passoires énergétiques F+G est donc de 0,0 % dans cet ensemble, contre 5,7 % à Rennes. Cette distribution constitue un signal favorable pour le profil énergétique observé du quartier. Elle reste néanmoins diversifiée : les logements classés D ou E ne présentent pas la même étiquette que ceux classés A, B ou C. La dominante locale ne doit donc pas masquer les différences entre les biens.

Des médianes de consommation et de coût inférieures à Rennes

La consommation médiane atteint 127 kWh/m²/an à Beauregard, alors qu’elle est de 196 kWh/m²/an à l’échelle de Rennes. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 513 € dans le quartier contre 836 € pour la ville. Ces deux indicateurs situent Beauregard en dessous des références rennaises disponibles. Leur lecture doit intégrer la surface médiane, elle aussi plus faible dans le quartier : 47 m² contre 52 m². Les données fournies ne permettent pas de décomposer les causes de l’écart de coût ni d’isoler le rôle de chaque caractéristique du logement. Elles permettent en revanche de constater que consommation médiane et coût médian estimé sont tous deux inférieurs aux valeurs de Rennes.

  • Consommation : les valeurs de 127 et 196 kWh/m²/an sont rapportées à la surface. Elles offrent un point de comparaison distinct du coût annuel, mais restent des médianes : elles ne décrivent pas la consommation de chaque appartement du quartier ou de la ville.
  • Coût énergétique : les 513 € annuels correspondent à une estimation médiane dans les diagnostics de Beauregard, et non à une facture garantie pour un occupant. Ce montant ne doit pas être présenté comme le budget certain du logement proposé à la vente ou à la location.
  • Comparaison globale : les données autorisent une comparaison avec Rennes sur les médianes et sur les passoires F+G, à 5,7 % dans la ville. En revanche, la répartition rennaise complète des classes A à E n’est pas fournie : aucune comparaison détaillée de ces classes n’est possible.

Vendre à Beauregard : situer le bien sans généraliser

Pour vendre à Beauregard, ces données peuvent aider à présenter le positionnement énergétique du logement dans son environnement immédiat. Un bien classé B ou C s’inscrit dans les catégories les plus représentées parmi les 375 diagnostics étudiés. Un bien classé D ou E se situe dans des catégories moins présentes, ce qui invite à expliquer ses caractéristiques propres plutôt qu’à s’appuyer seulement sur l’image d’un quartier récent. Le coût énergétique médian estimé de 513 € peut servir de repère local, mais il ne remplace pas l’estimation associée au bien vendu. Enfin, les chiffres disponibles ne renseignent ni les prix de vente ni les transactions : ils ne permettent donc pas d’affirmer une plus-value liée à une étiquette.

Louer à Beauregard : distinguer contexte local et logement

Pour une mise en location, le premier enseignement est l’absence de classes F et G dans l’ensemble analysé, alors que Rennes affiche un taux de 5,7 %. Ce constat décrit le quartier observé, mais il ne permet pas de conclure sur un logement dont le diagnostic n’a pas été examiné. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à distinguer l’étiquette propre au bien, son estimation énergétique et les références locales. Les 127 kWh/m²/an de consommation médiane ne sont pas une prévision individuelle, pas plus que les 513 € de coût annuel médian estimé. Les faits fournis ne précisent pas les règles applicables à la location ; aucune conclusion juridique sur un bien particulier ne peut en être déduite.

Questions fréquentes

Tous les logements de Beauregard sont-ils exempts d’étiquettes F et G ?

Les 375 diagnostics géolocalisés analysés ne comptent aucun logement F ou G, soit un taux observé de 0,0 %. Ce résultat concerne l’ensemble étudié, pas nécessairement tous les logements du quartier. Il faut donc distinguer l’absence de passoires dans les données et l’affirmation d’une absence absolue à Beauregard. À titre de comparaison, le taux fourni pour Rennes est de 5,7 %.

Pourquoi le coût énergétique médian est-il plus bas qu’à Rennes ?

Les données montrent un coût annuel médian estimé de 513 € à Beauregard contre 836 € à Rennes, ainsi qu’une consommation médiane et une surface médiane inférieures. Elles décrivent également un bâti dominé par 2006-2012. Ces constats sont simultanés, mais ne suffisent pas à mesurer leurs contributions respectives à l’écart. Aucun détail sur les équipements ou les usages n’est fourni pour établir une explication plus précise.

Comment utiliser ces chiffres pour présenter un logement à Beauregard ?

Ils servent à situer le bien parmi les logements diagnostiqués du quartier, notamment face aux 184 étiquettes B et aux 147 étiquettes C. La présentation doit toutefois conserver les informations propres au logement, sans lui attribuer le coût médian de 513 € ou la consommation médiane de 127 kWh/m²/an. Les données ne permettent pas non plus de déduire un prix de vente, un loyer ou une conclusion juridique.

Sources officielles

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