DPE et diagnostics en 2026 à Rennes : ce qui change pour les propriétaires

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Rennes, la base ADEME recense 76 049 logements diagnostiqués, dont 1 296 classés G. En 2026, les propriétaires doivent tenir compte des restrictions de location déjà applicables et préparer les échéances suivantes.

DPE et diagnostics en 2026 à Rennes : ce qui change pour les propriétaires — Rennes

Location : les échéances de 2025, 2028 et 2034

ÉchéanceÉtiquette concernéeLogements diagnostiqués à Rennes
1er janvier 2025G1 296
1er janvier 2028F3 030
1er janvier 2034E10 089
Source : ADEME (base DPE logements existants, Rennes) et loi Climat et résilience.

En 2026, le premier point à vérifier pour un propriétaire à Rennes est la classe énergétique du logement qu’il souhaite louer. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location pour tout nouveau bail. La base ADEME fournie en recense exactement 1 296 dans la ville. Ce chiffre décrit les logements diagnostiqués portant cette étiquette : il ne permet pas de connaître le nombre exact de biens proposés à la location, déjà loués ou occupés par leur propriétaire. Cette distinction est importante pour interpréter le calendrier. Les effectifs ci-dessous mesurent les classes concernées dans la base, et non un décompte des locations effectivement empêchées à chaque date.

  • Depuis le 1er janvier 2025 : les 1 296 logements classés G recensés dans la base relèvent de la classe interdite à la location pour tout nouveau bail.
  • Au 1er janvier 2028 : l’interdiction s’étend à la classe F, soit exactement 3 030 logements diagnostiqués à Rennes dans les données fournies.
  • Au 1er janvier 2034 : la classe E entre à son tour dans le calendrier d’interdiction, soit exactement 10 089 logements diagnostiqués dans la ville.

L’année 2026 se situe donc entre une interdiction déjà applicable aux nouveaux baux des logements G et l’échéance du 1er janvier 2028 pour les logements F. Les faits fournis ne signalent pas de nouvelle échéance d’interdiction propre à 2026. Pour un propriétaire, l’enjeu consiste à identifier sa situation actuelle, puis à organiser ses décisions en fonction de la classe constatée. Un logement F nécessite une anticipation différente d’un logement E, dont l’échéance indiquée est le 1er janvier 2034. Les effectifs annoncés pour ces dates restent ceux de la base transmise : ils ne constituent pas une prévision du parc futur. D’éventuelles évolutions des logements ou de leurs diagnostics ne peuvent pas être chiffrées avec ces seules informations.

76 049 logements diagnostiqués : comment lire les données rennaises

Les 76 049 logements diagnostiqués à Rennes se répartissent entre les sept classes du DPE. Outre les catégories G, F et E concernées par le calendrier présenté, la base compte 22 272 logements D, 34 708 logements C, 4 478 logements B et 176 logements A. La classe C est ainsi la plus représentée dans les données fournies. Cette photographie permet de situer un bien dans le parc diagnostiqué, mais elle ne remplace pas l’examen de son propre DPE. Deux logements d’une même ville ne peuvent pas être considérés comme équivalents sur la seule base de cette répartition. Pour décider d’une location, d’une vente ou d’une démarche d’amélioration, le propriétaire doit partir des informations correspondant à son logement.

Les indicateurs locaux donnent également un contexte de lecture : le coût énergétique annuel médian estimé est de 836 €, tandis que la consommation médiane atteint 196 kWh/m²/an. Il s’agit de médianes issues des données fournies, et non d’une facture ou d’une consommation garanties pour chaque logement. Le coût énergétique estimé ne doit pas davantage être confondu avec le coût d’un diagnostic ou de travaux. Par ailleurs, le bâti d’avant 1948 représente 21,5 % des diagnostics de Rennes. Cette part renseigne sur l’ancienneté d’une partie du parc observé, sans permettre d’attribuer automatiquement une classe énergétique aux bâtiments anciens. Aucune ventilation des étiquettes par période de construction n’est fournie : il serait donc injustifié d’associer systématiquement ancienneté du bâti et classement F ou G.

Audit énergétique et gel des loyers : distinguer les règles F et G

Le DPE et l’audit énergétique réglementaire ne doivent pas être confondus dans la préparation d’une vente. Le DPE attribue au logement la classe utilisée dans le calendrier présenté. Selon les faits fournis, l’audit énergétique réglementaire est exigé avant la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé F ou G. Le déclenchement de cette obligation dépend donc à la fois de l’opération envisagée, du type de bien et de son classement. À Rennes, la base recense 3 030 logements F et 1 296 logements G, mais elle ne précise pas combien correspondent à ces catégories de biens ni combien sont destinés à être vendus. Elle ne permet donc pas de chiffrer le nombre exact d’audits à réaliser dans la ville.

  • Avant une vente : vérifier si le bien est une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé F ou G. Ces situations sont celles pour lesquelles l’audit énergétique réglementaire est exigé dans les faits fournis.
  • Pour un logement loué : le loyer d’un bien classé F ou G ne peut plus être augmenté. Le gel concerne donc ces deux classes, même si leurs échéances d’interdiction de location sont différentes.
  • Pour préparer un nouveau bail en 2026 : distinguer le gel des loyers de l’interdiction de location. La classe G relève déjà de l’interdiction pour tout nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; l’échéance indiquée pour F est le 1er janvier 2028.
  • Pour interpréter les chiffres locaux : les 3 030 logements F et les 1 296 logements G sont des effectifs par étiquette dans la base ADEME, pas un décompte des ventes soumises à audit ni des loyers effectivement gelés.

En 2026, vérifier la validité du DPE et préparer son projet

La durée de validité d’un DPE indiquée dans les faits fournis est de 10 ans. En 2026, un propriétaire peut donc commencer par retrouver son document et vérifier sa date, son classement et le logement auquel il correspond. La durée de validité et la possibilité de louer répondent toutefois à deux questions différentes : disposer d’un DPE encore valable ne signifie pas que la classe affichée autorise un nouveau bail. Un classement G demeure concerné par l’interdiction applicable depuis le 1er janvier 2025. De même, la validité du document ne supprime pas le gel des loyers attaché aux classes F et G. Il faut ainsi lire ensemble la date du diagnostic, son résultat et la nature du projet immobilier envisagé.

Pour anticiper cette année, la démarche consiste d’abord à distinguer trois projets : conserver un logement loué, préparer une nouvelle location ou vendre. Pour un bien F, l’échéance du 1er janvier 2028 doit entrer dans la préparation du projet locatif, tandis que le gel du loyer est déjà à prendre en compte. Pour un bien E, le calendrier fourni fixe l’interdiction au 1er janvier 2034. En cas de vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété F ou G, l’audit réglementaire doit être intégré à la préparation. Les données locales ne permettent pas de définir les travaux adaptés à chaque bien, leur coût ou la classe qui pourrait être obtenue : ces décisions ne peuvent pas être déduites des seules statistiques de Rennes.

Questions fréquentes

Combien de logements sont concernés par les échéances de location à Rennes ?

La base fournie compte 1 296 logements G pour l’échéance du 1er janvier 2025, 3 030 logements F pour celle du 1er janvier 2028 et 10 089 logements E pour celle du 1er janvier 2034. Ce sont les effectifs exacts des classes diagnostiquées, et non le nombre exact de logements mis en location à ces dates.

Un propriétaire d’un logement F peut-il augmenter son loyer en 2026 ?

Non. Selon les faits fournis, le loyer d’un logement F ou G ne peut plus être augmenté. Pour la classe F, il faut distinguer ce gel de l’interdiction de location fixée au 1er janvier 2028. La base ADEME transmise recense 3 030 logements classés F à Rennes.

Un DPE valable dispense-t-il de l’audit énergétique avant une vente ?

La validité de 10 ans du DPE ne remplace pas l’obligation d’audit indiquée. L’audit énergétique réglementaire est exigé avant la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé F ou G. Il faut donc examiner le classement, le type de bien et le projet de vente, pas uniquement la date du DPE.

Sources officielles

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